Rôle clé du surpoids et de l’obésité dans l’arthrose du genou

L’augmentation de la prévalence mondiale de l’arthrose est attribuée non seulement à l’allongement de l’espérance de vie, mais aussi à des facteurs de risque liés au mode de vie, tels que l’obésité.

Notre édition anglaise du OA DIGEST explore l’influence du surpoids et de l’obésité sur l’arthrose du genou, qui sont des facteurs de risque modifiables offrant une chance d’interventions non pharmacologiques.

Elle passe en revue les mécanismes par lesquels le surpoids et l’obésité influencent l’arthrose du genou, en mettant l’accent sur le stress mécanique et la réponse inflammatoire, et fournit des recommandations pour la prise en charge de ces facteurs de risque.

Faits généraux sur l’arthrose et les KOA :

L’arthrose est une maladie chronique entraînant la perte du cartilage articulaire, souvent à l’origine d’une invalidité. C’est l’une des principales causes d’invalidité dans le monde, l’arthrose du genou étant la forme la plus courante. L’obésité est directement associée aux conséquences cliniques de l’arthrose, l’augmentation de la masse corporelle intensifiant la progression de l’arthrose par le biais du stress mécanique et de l’inflammation.

Les mécanismes du surpoids et de l’obésité dans l’arthrose :

Le surpoids et l’obésité provoquent l’arthrose par une surcharge mécanique et des processus inflammatoires. Les adipocytokines libérées par les adipocytes contribuent à l’inflammation synoviale et à la dégradation du cartilage. De plus, l’infiltration de macrophages exacerbe les réponses inflammatoires et cataboliques au sein des articulations.

Preuves cliniques de la relation entre l’obésité et l’ostéoporose kystique :

Des études cliniques ont montré une forte corrélation entre l’obésité et le risque de développer un KOA. Le risque augmente proportionnellement à l’IMC, et l’obésité au début de l’âge adulte peut prédire une arthrose symptomatique plus tard dans la vie.

Focus sur l’obésité sarcopénique :

L’obésité sarcopénique, caractérisée par une faible masse musculaire associée à une masse grasse élevée, est étroitement associée à l’incidence et à la gravité de l’arthrose, en particulier chez les femmes. Cela suggère l’importance de prendre en compte la qualité musculaire en plus de l’IMC lors de l’évaluation du risque d’arthrose.

Recommandations pour la prise en charge de l’obésité dans l’arthrose :

La plupart des directives cliniques suggèrent une gestion du poids et des exercices spécifiques aux articulations pour atténuer l’impact de l’obésité sur l’arthrose. Il a été démontré que ces interventions réduisent la douleur et améliorent la fonction chez les personnes concernées. Les recommandations des sociétés scientifiques, telles que l’EULAR et l’OARSI, comprennent une combinaison d’exercices d’équilibre, de programmes d’exercices structurés et de gestion de l’alimentation.

Conclusion :

La prise en charge efficace de l’arthrose implique de multiples stratégies, notamment le contrôle de la douleur, l’amélioration fonctionnelle, l’éducation du patient et la modification du mode de vie. Le vieillissement et l’obésité influencent considérablement le développement de l’arthrose, et le fait d’y remédier par des interventions structurées peut alléger le fardeau de la maladie.

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